Qui suis-je ?

Chroniques d’un type ordinaire

dimanche 8 mai 2016, par Denis

Un type ordinaire ! C’est dommage, j’aurais aimé écrire autre chose, mais ce ne serait pas vrai. La cinquantaine, des cheveux blancs, de moins en moins nombreux, des cernes qui soutiennent des yeux de moins en moins perçants, un sommeil de plus en plus court, un endormissement de plus en plus tôt, de plus en plus souvent envie d’aller pisser durant la nuit, bref, le lot de la plupart des hommes de cette tranche d’âge... A une seule différence près, la prise de poids n’est pas au rendez-vous. Mes activités de running permettent en effet de maintenir, peu ou proue, mon poids aux alentours des 70 kg, pour une taille de 1m81.

Je n’aimais pas le sport !

Je n’ai jamais été un sportif. A l’école (collège notamment) déjà, je trouvais cela assez naze. Du moins, comme cela été organisé. 2 heures de sport, transpirer, et puis après, sans douche, aller en cours... Bien que je ne sois pas à cheval sur la propreté, comme bon nombre de mâles, c’était quand même bien désagréable. Mais la raison principale de ce dégoût était surtout les activités imposées : gymnastique en salle, saut de cheval d’arçon, grimper de corde, lancer du poids, rugby... La liste est longue, d’activités toute aussi déplaisantes les unes que les autres.

Avec les années, une prise de poids insidieuse...

Salarié dans plusieurs établissements financiers, j’ai, pendant de longues années, été un adepte du steak/frites de la cantine, faute de mieux, suivis de longues réunions durant lesquels la moitié de l’audience digère, tant l’intérêt du sujet ne nécessitait pas la moindre réunion. Forcément, en prenant de l’âge, l’aiguille du pèse-personne allait vigoureusement au-delà des 80 kg, d’années en années, l’inflation pondérale marquait ainsi le défilement des années.

Le déclic, une visite médicale du travail... L’IMC m’a tué !

Chaque année, mon employeur envoyait ses salariés passé la sacro-sainte visite médicale du travail, afin de confirmer que nous étions bien aptes à oeuvrer pour l’écroulement du monde financier (sic). Et badaboum...

Lors des examens de contrôle, grâce à un calcul que je découvris bien plus tard (l’IMC), le docteur m’assène un : " ..Monsieur, si vous continuez ainsi, dans 3 ans, vous serez obèse. Vous êtes actuellement en sur-poids, mais attention, vous devriez prendre soin de votre corps... Vous faîtes du sport ?" Du quoi ? Ben non..

Des mots qui raisonnent encore dans mes oreilles...

Obèse... Moi le gringalet dont on voyait les cotes à mes 14 ans... Faire du sport, mais quel sport ? Le plus simple, courir...

Des débuts épiques...

Sans aucune restriction alimentaire, j’avais donc décidé de faire du sport. Du footing., mais après mes premiers 100 mètres... J’étais déjà HS. C’est la distance que j’ai tenue lors de ma première sortie. Et ma conclusion a été immédiate : faut vraiment être con pour courir.. Et puis j’ai persévéré, 200m, puis 500m, mes premiers 2km, rapidement 5 km ! C’était parti, et jusqu’à ce jour, je ne me suis jamais arrêté.

Denis L., 50 balais, a découvert la course à pied à 42 ans, mieux vaut tard que jamais !

- Licencié FFA à Bussy Running

Mes perf, modestes, ne pas rire...) :

- 10 km : 38m41s (2016),
- semi : 1h25m41s (2016),
- marathon : 2h58m57s (2015).

Qualifié pour les championnats de France 2016 (Master 2) sur les 3 distances