10 Km Bussy St Georges 2016, ou comment foirer sa course en moins de 12 minutes...

28 mai 2016 - Temps orageux, fort taux d’humidité, moititude complète, pas réellement chaud, mais pas un temps idéal pour courir non plus. 10 km à parcourir en 2 boucles, très roulant... Encore une course que j’ai super mal gérée, parti comme un jeune espoir, au 3eme kilo, je suis déjà Master 5, et je termine avec un poumon au sol, ma langue saigne, elle traîne par terre depuis 7 km... Pas Glop.

lundi 30 mai 2016, par Denis

Vos avis sur le 10 Km Bussy St Georges 2016, ou comment foirer sa course en moins de 12 minutes...
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Notation : 3.97/5

Ma course

  • Chrono : 39m 30sec
  • Parcours : tout plat, très roulant (en voiture) !
  • Ambiance/animation : Bonne car locale :)
  • A recommander : +++

Le 10km de Bussy St Georges -* Marne-la-Vallée est l’événement sportif de l’année dans la ville où je réside (qu-est-ce que c’est bien écrit... J’aurais pu choisir la ville où j’habite, mais...). Une occasion rare de bloquer toutes les routes principales de cette ville très résidentielle et donc d’empêcher les riverains de rentrer chez eux... Un vrai kif. Le coureur pourra entendre, sans forcément écouter, les râles des riverains sortis de leur voiture, excédés, pestant. Leurs regards sombres, portant sur vous, comme si vous étiez l’origine de leur blocage. Bref, une réelle incitation à courir plus vite.

Organisée par le BSGA, dont les succès sportifs ne font que s’empiler au fil des années (montée en N2A en 2017, Bravo !!!), cette course est le point central du 20eme anniversaire de ce club. L’occasion pour tous sportifs confirmés ou occasionnels du coin, et le tocard que je suis, de se lancer sans trop réfléchir sur ce parcours spécialement remanié depuis quelques années pour qualifier un maximum de bipèdes aux championnats de France. En clair, c’est tout plat, sur le papier. Une optimisation est cependant possible : un 10 km en pente pourrait permettre de qualifier encore un peu plus d’athlètes :)

Cette course renommée attire donc des athlètes de grande qualité et les champions bouclent cette histoire en moins de 34 minutes. Bien organisée, des meneurs d’allures, pas moins de 5 !, sont présents pour emmener les athlètes au bout de leurs rêves pour atteindre les chronos suivants : 40’, 45’, 50’, 55’, 60’.

Et ce sont de super meneurs d’allures qui arrivent à l’heure ! A l’instar du meneur d’allure en 40 minutes, qui, s’il vous plaît, termine en 40:00 au chrono officiel ! Faut le faire ! Bravo !

Qualifs pour les France 2017 ou rien !

Je ne suis pas encore super habitué aux qualifications pour les championnats de France... Je pensais que cette course était sans enjeu pour moi, car j’avais pris soin cet hiver de me qualifier pour les championnats de France de 10km à Vincennes, sur la course des 10km élites. Je préfère courir par temps frais. Fin mai, il peut faire 30 degrés à l’ombre, et les vieux n’aiment pas la chaleur, c’est bien connu.

Mon objectif du jour n’était donc pas les qualifs, mais quand même, de bien courir, une bonne prépa pour les 10km de Langueux du 18 juin prochain, le 10km support pour les Championnats de France 2016. Et ouais, je sais..

Mais c’était sans compter sur le fait que je suis une grosse quiche !

Ce 10km était qualificatif pour 2017 et non 2016 ! Pour 2016, c’est trop tard :). Ouf, heureusement donc que je n’ai pas totalement foiré ma course et que je termine quand même sous les 40 minutes, minima pour les France en série Master 2 (vieux bonhommes de 50 à 59 ans).

Un parcours très roulant (c’est dans la pub sur le calendrier des courses...)

Il faut toujours se méfier des affiches des courses à pied. Ainsi l’indication "très roulant" est souvent un gros piège. Très roulant, très roulant, en voiture, oui sans doute ! En course à pied, il faut un parcours très courant et non roulant ! Des faux-plats quasi imperceptibles à l’oeil nu, et pourtant, en runnings, on sent que tout n’est pas si plat que cela dans cette ville. Evidemment, j’exagère, c’est quasi plat, mais bon, quand on est fatigué, le moindre dos d’âne, c’est une petite montagne :) Ma montre indique un dénivelé total (+ et -* ajoutés) de 11 mètres. C’est énorme :)

  • Une heure de départ juste une heure après le goûter de 16 heures, pas glop !

17 heures, oui, c’est bien mieux que 14 heures, je le concède, néanmoins, je me demande toujours pourquoi cette course n’est plus lancée le dimanche matin, à la fraîche, comme il y a 10 ans... 17 heures, je n’ai pas terminé la digestion de mon goûter, et puis, comme je me lève le matin à 4 heures, comme tous les jours, pour aller au boulot, forcément, 17 heures pour moi, c’est comme 20 heures pour un mec normal.

Comment foirer un 10 km ?

Fastoche ! Je suis parti comme d’habitude, à savoir, comme un abruti que je suis, à 3m45sec au kilo, soit une sur-vitesse évidente, compte-tenu de mon niveau. J’ai pris la mauvaise habitude de ne pas regarder ma montre en course, car elle influerait, selon moi, négativement sur mes performances. Mon cerveau serait tenté de m’indiquer un état de fatigue qui ne serait pas réel, il suffirait que je fasse une perf. supérieure à mes attentes. Vous ne comprenez sans doute pas, moi non plus.

  • 3 km en 11:19

Evidemment, les lois de la physique (?) ont vite repris le dessus et dès le 3eme kilo, mon cerveau m’indique que je n’ai plus de poumons opérationnels, que mes jambes réclament de l’oxygène dans le sang et que mon coeur doit battre à une fréquence que même le monitoring de ma cardiologue ne doit pas pouvoir synthétiser, hormis émettre un bruit continu. Bref, les années passent, mais la bêtise reste de mise.

  • pause technique au 5eme km

"Denis, tu cours comme un abruti, va falloir te calmer." ! Mais un abruti, peut être aussi têtu, ce que je suis également ! Je décide donc d’aller tant bien que mal jusqu’au 5km et d’aviser une fois là-bas. J’arrive aux 5km et décide, tel un accroc aux mauvaises habitudes, de me stopper au ravitaillement. Je prends deux verres d’eau, que je bois tranquillement en marchant.

Je me rappelle que c’était justement ce genre de truc débile que je devais arrêter de faire. Tout ceci m’a pris moins de 30 secondes je pense, je repars. Habituellement après une pause de ce type je connais un second souffle, et repars de plus belle.

  • 5, 6 et 7 au ralenti, trou noir, footing long

Cette fois-ci, rien... Au contraire, les piles sont comme vidées, comme après un court-circuit. Je n’arrive même pas à raccrocher les athlètes qui ne se sont pas arrêtés... Je psychote. Mince, je commence à avoir mal au ventre, aurais-je trop manger au goûter ? Il suffit que j’y pense et hop, super mal de bide. Pfff... Quel acteur ! Je continue donc calmement, avec deux autres coureurs, dont un mène le second, qui est visiblement dans la souffrance. Je tourne au ralenti en attendant que mon ventre cesse d’être aussi négatif sur une situation, certes préoccupante, mais pas désespérée...

  • 8, 9 et 10, l’énergie revient

Puis au 8eme, la "cavalerie" arrive. Le meneur d’allure des 40 minutes me talonne, suivi par toute sa cohorte de grands pieds, quasi à l’unisson. Impressionnant, on a l’impression qu’un régiment de fantassins va vous passer sur le corps. J’entends les pas de tous ces athlètes qui veulent me pourrir mon samedi en me laissant sur place. Je décide, que cette année, il n’en sera pas question. Ils m’ont déjà fait le coup l’an passé !

Je remet un coup de gaz et bizarrement, l’ensemble des organes composant mon être réagissent positivement. Surprenant, cela devient presque fastoche la brioche. Je dois refaire un coup de 15.8/16km/h pour ne plus entendre les bruits de ces pachydermes qui voulaient marcher sur ce gentil p’tit canard.. (hé ho ! Chacun choisit les images qu’il veut dans sa tête pour se motiver, ok ?). Au final, le dernier kilo est couru en 3m47s. Faut pas me chercher !

En arrivant je jette un oeil sur l’horloge de l’arrivée, je suis sous les 40 min, pas mal, mais peut largement mieux faire, en gérant mieux ses efforts. Cela me rappelle les remarques des profs sur mes bulletins scolaires... Comme quoi, on ne change donc jamais vraiment.

Nouveau record perso sur cette course, 40 secondes de moins que l’année passé. Encore 20 ans au même rythme et je termine premier. Ben quoi, ce n’est pas comme cela que ça marche ?

Après l’arrivée, je pars à la rencontre de ma grande fille de 18 ans, qui a relevé le défi de cette course. Avec l’entraînement partiellement respecté que je lui ai concocté, je suis inquiet pour elle, j’espère qu’elle ne sera pas trop dans la douleur, mais je sais qu’elle peut le faire. Je ne la vois pas arriver. J’attends, je scrute, l’inquiétude monte... Et puis je la vois. Je suis rassuré, elle va bien, elle n’a pas l’air trop affaiblie. Je l’accompagne en courant quelques 300 mètres pour la laisser franchir la ligne seule. Encore un défi de relevé ! Mais je reste certain qu’elle voudra faire bien mieux la prochaine fois, un podium lui est accessible ...

Crédits photos : Jean-Luc R./Cathy B. Merci !

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