A l’assaut des remparts de Provins, un parcours moyenâgeux de 16,7km

Provins, ville médiévale inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, mérite le détour. 39eme édition d’une classique de Seine & Marne, la course des remparts édition 2017 a tenu toutes ses promesses.

vendredi 15 septembre 2017, par Denis

Course des remparts de Provins, le 40eme anniversaire en 2018 !

La renommée course des remparts de Provins 2017 s’est tenue le 10 septembre dernier. Avec une météo fraîche, mais sans pluie, les athlètes ont eu le loisir de renouer avec les frissons du petit matin. Il faut déjà de nouveau s’habiller plus chaudement pour aller courir. Armures et cotes de maille n’étaient cependant pas nécessaires.

Déclinée sous deux distances, une seule boucle de 6km, ou 3 boucles, pour une distance totale de 16km700, la redoutée montée du trou au chat est, dans tous les cas, bien présente à chaque tour. Une cote assez courte (seulement 200 mètres) mais qui en paraît bien plus quand il faut la passer au plus vite. Son pourcentage est élevé, notamment sur une petite dernière partie (une 15aine de mètres), de l’ordre de 35%. C’est cette cote, avec sa descente en symétrique, qui a bâti la réputation de cette course des remparts de Provins.

Souvenirs, souvenirs...

Cette course est la première que j’ai courue en 2007, lorsque je me suis mis à courir en course à pied (10 ans déjà !). J’avais alors réalisé un chrono honorifique de 1h20 (sans cesser de courir, même dans la cote !), mais me souvenais surtout d’une cote terrible, me laissant sans respiration en haut, avec une fréquence cardiaque au taquet. Un faux-plat défavorable suivait cette forte cote, terrassant ainsi les plus vaillants chevaliers de la course à pied. Je me rappelais également de 3 Sarrasins (heu plutôt des Kenyans) me prenant un tour, en me dépassant à plus de 20km/h.

Ma course en détails

Rassasié le matin même d’un muffin tout chocolat, fourré au Nutella, je venais à Provins, le cœur léger et avec un moral d’acier. En pleine préparation du 100km de Millau, cette coupure, via cette course plus rapide, devait me permettre de me dégourdir les gambettes. Fini les sorties à une allure de dinosaure, place aux sensations de vitesse. Et effectivement, cette course m’a fait un bien fou.

Dès le départ donné, précisément sur le coup des 10 heures (ils sont ponctuels à Provins), le rythme était élevé. Les premiers devaient allègrement taper les 20km/h, je me contentais d’un 15km/h, vitesse déjà élevée pour un énergumène de mon âge.

Après seulement 1.8km parcouru, le premier passage de la montée du trou au chat rappelle aux athlètes, qu’en course à pied, l’humilité est de mise. Mon cardio grimpe d’un coup, je décide donc d’opter pour ma tactique préférée : la marche. Inutile de se cramer en voulant faire croire aux nombreux spectateurs, précisément positionné à l’endroit le plus difficile du parcours, que je vais arriver à passer sereinement cet obstacle. J’affichais clairement la couleur : le rouge écarlate.

Evidemment, en marchant je perdais sensiblement du terrain par rapport à mes compagnons de jeu. Dès la cote passée, je reprenais mon allure, et sur le faux-plat doublait facilement tous les athlètes n’ayant pas pris le soin de gérer leur fréquence cardiaque dans l’ascension. Na na nère...

Dans la forte descente, ramenant tous les athlètes dans la ville basse de Provins, je décide de la jouer humble, et de ne pas profiter de mes longues jambes pour envoyer un 25km/h... Je pense à Millau. Il serait idiot de se blesser maintenant... Je reste donc sage, en ne dépassant pas les 20km/h. D’autant que quelques gravillons en bas de la descente n’attendaient que les coureurs imprudents pour exercer leur faculté de déplacement non contrôlé.

Au 2eme tour, tout comme au 3eme, je suivais exactement la même tactique : marche dans la cote, puis remise en rythme dès le faux-plat suivant. Une technique de course imparable, qui me laissait suffisamment de fraîcheur pour terminer cette course vraiment sereinement. Cette dernière aurait été de 40km je l’aurais terminée de la même manière et avec la même fraîcheur physique (enfin... ou presque).

Podium : 1er master 2 !

Au finish, dans les 400 derniers mètres, je dépasse le 1er master 2, sans véritablement le savoir, et termine ainsi 1er de ma catégorie sur cette course (23eme au scratch). Une bonne nouvelle, bonne pour le moral. Les premiers terminent avec des chronos inférieurs à l’heure, je vous laisse imaginer les avions qui viennent courir ici ! Du high level !

A la lecture des résultats, j’écrase une petite larme... 1h09m15sec. Mes souvenirs des difficultés rencontrées sur cette même course, 7 ans plus tôt, digne d’un calvaire. Et dire, que maintenant, je termine 1er de ma catégorie, aussi frais physiquement que si je n’avais pas couru... Incroyable nature humaine.

Ravitaillement à l’arrivée : des flans ! C’est top ça !

Grande première pour ma part, la découverte des flans proposés à l’arrivée ! Et la je dis bravo ! C’est top. Refaire le plein de sucres rapides avec une course de ce type est important. Pruneaux, abricots, sucre, et autres oranges étaient présents afin de satisfaire les goûts de tous. Un T-shirt technique est également remis à tous les arrivants (hé le T-shirt, faut pas le manger...).

Merci aux bénévoles et à la dame des crêpes :)

En attendant la remise des prix, avec la fraîcheur de cette journée, j’ai donc profité du stand crêpe. Bien m’en a pris. Une bonne crêpe nature m’a permis d’attendre plus sagement mon petit instant de gloire, une riche idée. J’en profite pour remercier tous les bénévoles de cette course, du retrait des dossards, en passant par la consigne, tout comme les signaleurs. Un course idéalement organisée. 39eme édition, l’expérience est bien là... Bravo !

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