Triathlon des Jablines 2018, El tocardo est un vrai tocard d’eau !

Ce dimanche 30 septembre 2018 se déroulait le triathlon cross des Jabelines, organisé par le club de Villepinte Triathlon. Un premier triathlon pour El Tocardo, forcément un peu d’inquiétude... Non pas pour ces transitions, nerf de la guerre parait-il, mais plutôt des craintes pour l’épreuve de natation... Car El Tocardo est un vrai tocard d’eau... Forcément, la performance ne sera pas au rendez-vous. Un triathlon cross, c’est un parcours VTT en lieu et place d’une course vélo sur route, et le parcours en course à pied s’effectue sur un chemin/trail...

jeudi 11 octobre 2018, par Denis

Deux formats de courses sont proposées : le M et le S. Classiquement le M comporte deux fois plus de distance pour chacune des épreuves que le S. El Tocardo souhaitait s’inscrire sur le format M, mais étant d’ores et complet, il ne restait que des dossards pour le format S. Les distances étaient de 450m de natation, 11km de vélo et 4km de course à pied. Rien de bien méchant... Encore faut-il savoir nager correctement.

Une météo splendide

Un peu frais le matin, 3°C, pour les valeureux triathlètes de la course au format M, lancés le matin, une eau annoncée à 18°C par email, 3 jours avant la course, puis à 17°C lors du retrait du dossard la veille, et finalement à 20.4°C annoncée par l’arbitre principal lors du breifing avant le départ de la course. Le tout sous un soleil de fin d’été, super agréable. Bref, tout allait bien.

Retrait des dossards et des multiples éléments de course

Le retrait des dossards se passe tranquillement, une reconnaissance du parcours difficile à effectuer, des rubalises présentes un peu partout, mais bon, l’essentiel sera de suivre les athlètes le jour de la course. Lors de la remise des dossards, c’est un sac complet qui est remis, des étiquettes dans tous les sens, une pour le vélo, une pour l’athlète, un dossard pour la course à pied (devant), un autre pour le vélo (derrière).

Départ du format S à 15 heures

Les hommes s’élançaient en premier, chapeautés d’un très tendance bonnet de bain vert. Vue de haut, la scène devait ressembler à une boite de petits pois que l’on lance dans la casserole d’eau. Logiquement, les femmes, équipées d’un bonnet de couleur rose. Ces créatures de vénus partaient quelques minutes plus tard afin, soit-disant, de ne pas ralentir ces hommes de l’Atlantide.

C’est ainsi, plein d’espoir, que Tocard d’eau s’élançait dans cette eau plutôt clémente (20,4°C). Équipé d’une combinaison intégrale trop petite, El Tocardo n’était pas à l’aise pour le mouvement de ses bras. Ceci n’est en rien une excuse, piètre nageur, il fera un peu près 50 mètres en crawl avant de repasser sur une technique bien plus éprouvée, la brasse. Forcément, la vitesse, déjà peu élevée en crawl, devenait ridicule en brasse.

Des femmes ont abusé de mon corps #NieTout !

Quel régal ! Fort logiquement, les premières femmes m’ont rattrapé à mi-parcours, loin des yeux de ma femme bienveillante, venue assistée à ma noyade annoncée, sans fleur, ni couronne. Une vague histoire d’héritage... Mais quelle fût ma surprise, de constater que plusieurs femmes me nagèrent sur le corps, sans excuse, ni demande formalisée, sourire ou autre gratification, et ce, uniquement dans le but de prendre la corde du virage près de la bouée. Je me suis alors juré d’apprendre à nager sur le dos, nu, histoire de profiter de ce moment unique, se faire passer sur le corps, par ces sirènes athlétiques, que du bonheur. Même dans nos rêves d’homme les plus aboutis, ces moments insolites ne peuvent être envisagés. Par contre, l’instant était fort court, un passage très précoce, pour reprendre un qualificatif adapté à ce type de relations humaines.

Chronique d’une noyade annoncée

C’est en rejetant de l’eau, qu’après 15 longues minutes d’effort, le Tocard d’eau ressortait de cette machine à laver, complètement essoré, pour ne pas dire rincé. Mais l’essentiel était là ! El Tocardo ne s’est pas noyé !

  • Sortie du plan d’eau parmi les derniers, 359e sur 369, en 15 minutes 37 sec

Il faut alors courir pour aller rejoindre le parc à vélos, à 200m environ de la sortie du plan d’eau. Quelques petits cailloux sont à traverser, histoire de se rappeler que porter des chaussures tous les jours est affaiblir sa voûte plantaire. Il ne reste que quelques vélos dans le parc, attestant de mon excellente performance nautique.

  • 2 min 43 sec pour ôter mon préservatif intégral

Et pourtant l’eau était un peu froide, normalement, c’est plus petit... Et cela aurait du sortir de ce préservatif avec aisance, et bien non ! J’ai du faire appel à ma souplesse légendaire, contorsions, déhanchement, et autres incantations yogis afin de me défaire de cette enveloppe de néoprène.

VTT, 11km, mais c’est trop court !

Une fois ce préservatif intégral ôté, je me sèche correctement, me remet de mes émotions nautiques, et enfile mes chaussettes préférées, mes petits gants de cycliste, casque sur le crane, fermeture fixée, je cours avec mon vélo tenu par une main jusqu’à la ligne m’autorisant à enfourcher, avec rage, impatient d’en découdre avec ma monture.

  • Parcours en VTT, 24 min 35 sec, 7e temps de l’épreuve

C’est le début de l’autoroute pour les vacances... Je mets les gaz rapidement, et dépasse facilement les premiers concurrents. Je préviens de mes dépassements, histoire d’éviter les accrochages, mais très vite le parcours tourne au single (mono-trace), et les espaces pour dépasser se font rares ou bien trop risqués. Dommage, je ne peux pas faire parler ma technique du crawl en VTT. Nouvelle frustration.

C’est déjà le retour au parc à vélos. Satisfaction, pas beaucoup de vélos sont arrivés. Et pour cause, je réalise une des 10 premières performances en vélo de cette manche.

Course à pied, 4km, pas le temps de s’échauffer... 3m 38s au kilo !

Cette fois-ci, la transition est rapide. Juste à virer le casque, les gants, boire un coup et hop hop.. C’est reparti. Sur le même rythme, à fond. J’ai les jambes pour. Le 1er kilo est torché en 3min 48sec et j’ai l’impression de ne pas avancer, j’en remets une louche, second kilo, ma montre m’indique 3 min 38 secondes. Là je me dis qu’elle doit déconner, elle a du boire la tasse lors de la natation...

Au final, les 4km sont bouclés en 14 min 58 secondes, 10e chrono de la manche.

Classement général : 73e sur 369

Et ne me dites pas, dommage si la natation n’avait pas été aussi dramatique. C’est normal d’avoir du gaz après n’avoir rien produit en natation.

Prochaines courses

  • Trail du Soldat de la Marne,
  • Grand Raid des Templiers.

Dans la série, délires de Tocardo...

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